Le nouveau loyer se calcule ainsi : loyer en cours multiplié par l’ILC du trimestre de révision, divisé par l’ILC du même trimestre de référence. Au deuxième trimestre 2026, l’ILC est de 137,16, contre 136,81 un an plus tôt : +0,26 %. Pour un loyer de 1 500 € par mois, cela fait 1 503,84 €. Depuis le 28 mai 2026, une clause tunnel peut limiter la variation à ±3 % ou ±5 %.
La clause et la formule, les valeurs de 2026, un exemple sur douze mois, la clause tunnel, puis les plafonds.
La clause du bail, puis la formule
Le document qui décide est la clause du bail commercial. Une clause d’échelle mobile, convenue à la signature, lie le loyer à un indice : la périodicité est libre, souvent annuelle, et la révision est automatique à l’échéance. Sans clause, la loi permet une révision triennale à la demande du bailleur ou du locataire, par lettre recommandée ou par commissaire de justice, avec le montant demandé.
L’indice est l’ILC, l’indice des loyers commerciaux, pour une activité commerciale ou artisanale, et l’ILAT, l’indice des loyers des activités tertiaires, pour les autres. La formule suit la page officielle : loyer en cours × (dernier indice publié / indice de référence), en comparant le même trimestre d’une année à l’autre.
Les valeurs de 2026
L’Insee publie l’ILC chaque trimestre, en base 100 au premier trimestre 2008. Le chiffre qui compte est celui du trimestre prévu par le bail.
| Trimestre | ILC | Variation sur un an |
|---|---|---|
| Deuxième trimestre 2025 | 136,81 | +0,07 % |
| Premier trimestre 2026 | 135,26 | −0,45 % |
| Deuxième trimestre 2026 | 137,16 | +0,26 % |
La valeur du deuxième trimestre 2026 a été publiée le 23 septembre 2026. Un bail indexé sur le premier trimestre a donc vu son indice baisser de 0,45 % sur un an : une indexation ne conduit pas toujours à une hausse.
Un exemple sur douze mois
Un exemple construit : un loyer de 1 500 € par mois, hors charges et hors taxes, indexé chaque année sur le deuxième trimestre. Le calcul est de 1 500 × 137,16 / 136,81, soit 1 503,84 € par mois.
Sur l’année, cela fait 18 046 € contre 18 000 € : un écart de 46 €. Les pages du top donnent encore des exemples avec des indices de 128 et de 133, soit une hausse de 3,9 %, qui ne correspondent plus aux valeurs publiées.
La clause tunnel depuis le 28 mai 2026
Pour les baux conclus ou renouvelés à partir du 28 mai 2026, une clause d’indexation dite « tunnel » peut limiter la variation du loyer, à la hausse comme à la baisse, à ±3 % ou ±5 %.
Avec +0,26 %, la clause n’a pas d’effet. Elle joue quand l’indice bouge davantage : à +8 %, un tunnel à ±3 % limiterait le loyer de 1 500 € à 1 545 €.
Ce qui plafonne et ce qui se demande
Pour les baux conclus ou renouvelés depuis septembre 2014, la hausse ne peut pas dépasser 10 % par an par rapport au loyer payé l’année précédente. Le délai de trois ans de la révision triennale court à partir de l’entrée dans les lieux, du renouvellement ou de la prise d’effet de la précédente révision.
Combien de temps comptez-vous rester dans ces murs, et à quelle date votre bail a-t-il été conclu ou renouvelé ? Ces deux dates décident de la clause qui s’applique et de l’indice à prendre. Pour la suite du bail, voir le renouvellement du bail commercial et ses délais.
Ces repères ne remplacent pas un conseil juridique. Une clause ambiguë, un désaccord sur l’indice ou une révision contestée se portent devant la commission de conciliation des baux commerciaux, ou devant un avocat, parce que le texte du bail fait foi.
Sources
- Insee, Informations rapides n° 227, « Au deuxième trimestre 2026, l’indice des loyers commerciaux augmente de 0,26 % sur un an », 23 septembre 2026
- Service-public, « Bail commercial : fixer et réviser le loyer », vérifié le 28 mai 2026
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