- Le mille patte maison est souvent une scutigère véloce, pas un vrai mille-pattes.
- Sa présence signale surtout humidité, cachettes sombres et petites proies dans le logement.
- Une apparition isolée se capture facilement, mais des retours répétés exigent un traitement de la cause.
- Aérez, séchez, colmatez les fissures et dégagez les meubles pour réduire durablement leur présence.
- Les insecticides seuls sont insuffisants sans correction de l’environnement favorable.
Un mille-patte dans la maison surprend toujours au mauvais moment. Entre la salle de bain, la cave et le long d’un mur, on parle vite d’invasion, alors qu’il s’agit parfois d’une simple visite nocturne. Le bon réflexe n’est pas de paniquer, mais de reconnaître l’animal, de comprendre ce qu’il cherche chez vous, puis de traiter la cause réelle. C’est souvent là que tout se joue, bien plus que dans la course à l’insecticide.
Avant de traiter, identifiez l’intrus correctement
Avant de sortir l’aspirateur ou le spray, il faut savoir si vous avez affaire à une scutigère véloce, à un autre centipède, ou à un vrai mille-pattes domestique. Cette distinction change la suite, parce qu’on ne traite pas la même chose ni au même endroit.
Ce que vous voyez chez vous n’est pas toujours un vrai mille-pattes
Dans la maison, le terme mille patte maison désigne presque toujours la scutigère véloce, appelée aussi scutigère maison ou scutigera coleoptrata. Elle a un corps allongé, de nombreuses paires de pattes fines, et une allure rapide qui fait penser à un petit ressort vivant.
Le vrai mille-pattes, lui, n’a pas le même mode de vie. Il est plutôt lent, vit dans les matières végétales ou les sols humides à l’extérieur, et n’a pas le même intérêt pour les intérieurs. Vous voyez un animal qui file le long de la plinthe ? On pense plutôt à la scutigère.
Le centipède domestique se repère souvent à sa vitesse, à ses longues antennes et à ses pattes très étirées sur les côtés. De loin, on le confond facilement avec un insecte “à trop de pattes”. De près, on comprend vite que c’est un chasseur discret.
Pourquoi l’identification change votre réaction
Si vous avez une scutigère domestique, la question n’est pas seulement “comment se débarrasser des mille-pattes”, mais surtout pourquoi j’ai des mille-pattes chez moi. Leur présence indique souvent qu’il existe de petites proies dans le logement, ou un environnement humide qui leur plaît.
Si vous tombez sur un autre centipède, le contexte compte encore plus. Une apparition isolée dans une maison saine n’appelle pas la même réponse qu’une série d’observations dans une cave humide, près d’un vide sanitaire ou d’un sous-sol mal ventilé.
Le bon diagnostic évite de traiter au hasard. Et, honnêtement, c’est souvent là qu’on gagne du temps. Traquer l’animal visible sans regarder l’environnement revient à essuyer une table qui fuit sans fermer le robinet.
Mille patte maison : faut-il vraiment s’inquiéter ?
La bonne réponse dépend surtout du nombre d’individus vus, des pièces concernées et du contexte du logement. Un mille-pattes domestique isolé n’annonce pas la même chose qu’une présence répétée dans plusieurs pièces.
Observation ponctuelle ou vraie présence répétée
Un seul animal croisé dans la salle de bain un soir de pluie, cela peut arriver. Les scutigères sont nocturnes, elles sortent souvent quand la lumière baisse, et elles aiment les zones calmes avec un peu d’humidité.
En revanche, si vous en voyez plusieurs sur quelques jours, ou toujours au même endroit, on change d’échelle. Là, on peut commencer à parler de présence régulière, parfois même d’infestation de mille-pattes si les apparitions se multiplient franchement.
Le point clé, c’est le rythme. Un passage isolé ressemble à une visite. Une répétition, elle, signale un lieu favorable, donc une cause à chercher.
Faut-il laisser, capturer ou traiter la pièce ?
Vous vous demandez peut-être s’il faut tuer un mille-patte. Dans la pratique, la vraie question est plutôt : que vous dit sa présence sur votre logement ? S’il s’agit d’un individu isolé, le capturer et le relâcher dehors peut suffire.
Si le problème revient, il faut traiter la pièce, puis le logement. Pas seulement l’animal. Parce qu’un centipède domestique ne s’installe pas pour le décor, il vient là où il trouve des conditions utiles.
Pourquoi vous en avez chez vous : les trois causes qui reviennent le plus
Dans la plupart des cas, la présence de scutigères se comprend avec un triptyque très simple : humidité, cachettes, nourriture. Dès que ces trois éléments se rencontrent, la maison devient plus accueillante pour elles.
L’humidité attire le décor, pas seulement l’animal
La maison humide est le point de départ le plus fréquent. Une salle de bain peu ventilée, un sous-sol avec condensation, une cave fraîche ou une cuisine où l’air circule mal créent un environnement favorable aux petites proies des scutigères.
Et c’est là que le mécanisme se met en route. L’humidité attire d’autres arthropodes, puis les scutigères suivent ces proies. On croit voir un problème “mille-pattes”, alors que le vrai sujet est parfois l’eau, la condensation, ou une ventilation insuffisante.
Le lien est assez direct : plus le logement retient l’humidité, plus les zones sombres et fraîches deviennent attractives. Une simple fuite sous un meuble peut suffire à faire basculer une pièce dans la catégorie “cachette intéressante”.
Les cachettes sombres leur servent de couloir
Les cachettes sombres sont tout ce qu’elles cherchent pour circuler sans être dérangées. On parle de plinthes décollées, de fissures et interstices, d’espaces derrière les meubles, sous les appareils électroménagers, ou autour des tuyauteries.
Dans une maison, ces passages sont partout. Le problème n’est pas leur existence, mais leur accumulation. Plus il y a de recoins, plus la scutigère peut rester discrète le jour et sortir la nuit.
Le saviez-vous ? Un logement très propre peut quand même offrir d’excellentes cachettes. La propreté n’empêche pas les petits espaces techniques, les joints fatigués ou les interstices autour des réseaux.
La nourriture vient souvent avant qu’on s’en rende compte
Les scutigères sont des prédateurs d’insectes. Elles mangent ce qu’elles trouvent : araignées, moustiques, cafards, punaises de lit, fourmis, poissons d’argent et autres petites bêtes qui circulent dans les zones humides.
Autrement dit, si vous avez des mille-pattes dans la maison, il y a parfois déjà une petite chaîne alimentaire installée chez vous. On voit souvent la scutigère comme le problème, alors qu’elle est aussi un indicateur de déséquilibre discret dans l’habitat.
Plus il y a de proies, plus l’animal a de raisons de rester. Et plus il reste, plus vous le croisez. Le mécanisme est simple, presque banal, mais il explique beaucoup de cas.
Pièce par pièce : où ils se cachent le plus souvent dans la maison
Quand vous cherchez la source, pensez comme dans un logement : pièce, cause probable, indice à vérifier, action immédiate. C’est plus utile qu’une liste générale, surtout quand le problème revient au même endroit.
Salle de bain, cuisine et chambre : les trois zones à regarder d’abord
La salle de bain mille-patte arrive souvent en tête. Humidité, joints, siphons, coins derrière la machine à laver, serviettes humides, tout cela crée un environnement favorable. Une simple fuite sous le lavabo peut expliquer des allées et venues.
La cuisine vient juste après, surtout près des plinthes, des appareils et des zones où l’on stocke des aliments ou des déchets. Une poubelle fermée imparfaitement, des miettes sous un meuble ou une arrivée d’eau qui condense suffisent parfois à nourrir l’écosystème local.
La chambre surprend davantage, mais elle n’est pas à exclure. Un lit collé au mur, une tête de lit creuse, des cartons au sol ou un manque d’aération créent des cachettes. Si l’animal apparaît dans la chambre, regardez aussi le plafond, les rideaux et les plinthes.
Sous-sol, cave et points techniques : les zones les plus parlantes
Le sous-sol et la cave sont des classiques. Sol humide, ventilation limitée, objets stockés au sol, cartons, isolants anciens, tout cela fait le lit des petites proies, et donc des scutigères.
Les points techniques comptent aussi beaucoup. Regardez autour du chauffe-eau, de la chaudière, des arrivées d’eau, des gaines électriques et des trappes d’accès. Ce sont des zones calmes, sombres et parfois tièdes, donc parfaites pour rester à l’abri.
Si vous en voyez surtout dans ces endroits, le problème n’est pas seulement “il y a un mille-patte”. Le signal est plus large : un milieu favorable s’est installé. Il faut alors chercher le gradient d’humidité, pas juste l’animal.
Tableau de repérage rapide par pièce
| Pièce | Cause probable | Indice à vérifier | Action immédiate |
|---|---|---|---|
| Salle de bain | Humidité et joints fatigués | Condensation, fuites, siphon, plinthes | Aérer, sécher, réparer |
| Cuisine | Petites proies et miettes | Sous les meubles, poubelle, évier | Nettoyer, colmater, aspirer |
| Chambre | Cachettes et meuble collé | Lit, tête de lit, rideaux | Dégager, inspecter, aspirer |
| Cave | Sol humide et recoins | Odeur d’humidité, cartons, fissures | Déshumidifier, ranger, boucher |
| Sous-sol | Ventilation insuffisante | Air stagnant, traces d’eau | Aérer, ventiler, traiter la cause |
Ce tableau sert de filtre. Si la même pièce revient dans plusieurs observations, vous tenez probablement le bon axe de travail. Sinon, il faut élargir la recherche aux zones techniques.
Le fameux “nid” de mille-pattes : ce qu’il faut chercher en vrai
On parle souvent de nid de mille-pattes, mais ce n’est pas le bon mot. Les scutigères ne construisent pas un nid structuré comme des guêpes ou des fourmis. La recherche doit donc viser des cachettes, pas une architecture.
Œufs, ponte et cachettes réelles
Les œufs de mille-pattes sont rarement visibles à l’œil nu dans une inspection rapide. Ils peuvent être déposés dans des endroits retirés, humides et sombres, parfois dans des fissures, derrière des éléments fixes ou dans des matériaux poreux.
Le vrai sujet, ce n’est donc pas de “chercher un nid” avec une logique de nid d’oiseau. Il faut repérer les zones où l’animal peut se reproduire à l’abri des dérangements, surtout si le milieu reste stable et humide.
La durée de vie d’un mille-patte domestique peut atteindre plusieurs années dans de bonnes conditions. Cela laisse le temps à une petite population de s’installer si les pièces restent favorables, même sans être visibles tous les jours.
Comment inspecter sans retourner toute la maison
Commencez par les bords. Les scutigères aiment les transitions : mur et sol, meuble et plinthe, évier et meuble bas, tuyau et cloison. C’est là que les premiers indices apparaissent.
Puis regardez ce qui retient l’humidité ou bloque l’air. Tapis épais au sol, cartons posés contre un mur, linge qui sèche dans une pièce fermée, meuble plaqué contre une paroi froide, tout cela crée des refuges à bas bruit.
Si vous trouvez plusieurs individus au même endroit, cherchez la cause locale avant de penser à une invasion générale. Un point d’eau, une fissure ou un amas d’objets peut suffire à expliquer l’ensemble. Pas besoin d’imaginer un scénario compliqué quand le plus simple colle déjà.
Ce qu’ils mangent et ce que leur présence révèle sur votre logement
La présence d’une scutigère n’est pas qu’une question d’esthétique. Elle renseigne souvent sur l’activité invisible de la maison, surtout la nuit, quand les petites proies bougent plus facilement.
Leur alimentation explique leur arrivée
Les insectes consommés par les mille-pattes domestiques sont variés : moustiques, fourmis, poissons d’argent, petits cafards, parfois punaises de lit ou araignées selon les circonstances. Ils ne viennent pas pour vos murs, mais pour ce qui s’y déplace.
Ce rôle de prédateur d’insectes rend leur présence paradoxale. D’un côté, ils intriguent ou gênent. De l’autre, ils montrent qu’il existe déjà un buffet discret dans les recoins de votre logement.
Vous voyez une scutigère dans la salle de bain ? Il y a peut-être derrière cela une micro-population de poissons d’argent ou d’autres arthropodes. Vous en voyez plusieurs dans la cave ? Le décor est probablement plus humide que vous ne le pensiez.
Ce que leur présence raconte sur l’équilibre du logement
Le centipède domestique agit un peu comme un indicateur. Il ne crée pas toujours le désordre, il le signale. C’est ce qui le distingue d’un simple nuisible extérieur entré par hasard.
Quand on voit une apparition récurrente, on peut se demander : qu’est-ce qui attire les mille-pattes ? La réponse tient souvent en trois mots déjà cités, humidité, cachettes, nourriture. Le reste suit presque mécaniquement.
Le mécanisme est utile à garder en tête. Si vous réduisez les proies, vous rendez l’endroit moins intéressant. Et si vous asséchez les zones concernées, vous déplacez la population vers un environnement moins favorable.
Sont-ils dangereux pour vous, le chat ou le chien ?
La question revient vite, parce que l’animal est rapide et peu rassurant. La réponse mérite d’être nette : le risque existe, mais il reste généralement limité dans un logement classique.
Risque pour l’humain : gêne visuelle et cas particuliers
La scutigère véloce est dangereuse pour l’humain ? En pratique, pas vraiment dans la majorité des cas. Elle ne cherche pas l’affrontement et fuit plutôt le contact que l’inverse.
Il existe toutefois un cas particulier : la morsure de centipède. Elle peut provoquer une réaction cutanée locale, une douleur brève ou une irritation, surtout si l’animal est manipulé ou coincé contre la peau. Rien de fréquent, mais ce n’est pas impossible.
Donc, pas de drame, mais pas de manipulation à mains nues non plus. Si vous en écrasez un, le risque sanitaire n’est pas le sujet principal. Le vrai enjeu reste l’environnement qui les attire.
Risque pour le chat et le chien
Pour les animaux domestiques, le niveau de risque est en général faible. Un chat curieux ou un chien qui renifle peut être gêné s’il croque l’animal, mais les conséquences sérieuses restent rares.
Le sujet principal, là encore, est la morsure défensive si l’animal est attrapé. Une petite irritation locale peut suivre. Si votre chat ou votre chien présente une réaction inhabituelle après contact, on surveille la zone et on consulte si la gêne persiste.
Honnêtement ? Le vrai danger, dans la plupart des foyers, n’est pas la scutigère elle-même. C’est de passer à côté d’un problème d’humidité ou d’insectes plus durables parce qu’on s’arrête à l’individu vu sur le mur.
Comment se débarrasser des centipèdes dans la maison, étape par étape
Si vous en voyez ce soir, la réponse doit être simple, concrète et progressive. On part du visible, puis on traite le terrain pour éviter la répétition.
Le réflexe immédiat quand vous en voyez un
Commencez par le capturer si c’est possible, avec un bocal ou un verre et une feuille rigide. Si vous préférez l’aspirateur, faites-le, mais videz ensuite le contenu rapidement pour éviter qu’il ne ressorte.
Puis vérifiez la pièce où vous l’avez vu. Une salle de bain, par exemple, mérite un coup d’œil sous le lavabo, autour de la bonde et près des joints. Une chambre demande de regarder le mur derrière le lit et les textiles posés au sol.
Le but n’est pas de courir après chaque individu. Le but est de comprendre d’où il sort. C’est là que la suite se prépare.
La méthode sur 24 heures puis sur la semaine
Dans les 24 heures, aspirez les plinthes, les angles et les dessous de meubles. Séchez les surfaces humides, aérez largement, et vérifiez toute source d’eau, même modeste. Une fuite lente sous un meuble peut suffire à relancer le ballet.
Dans la semaine, réduisez les cachettes. Éloignez les meubles des murs de quelques centimètres, rangez les cartons au sec, et dégagez les zones techniques. Si vous avez un sous-sol ou une cave, regardez si l’air y circule correctement.
Ce qu’il ne faut pas faire dans la précipitation
Évitez de vaporiser partout sans cible. Vous risquez de traiter l’animal visible sans régler la cause. Résultat : retour probable, parfois au même endroit.
Évitez aussi de déplacer le problème dans une autre pièce avec des cartons ou du linge humide. Une infestation de mille-pattes ne se nourrit pas du vide. Elle se nourrit d’un habitat favorable, donc d’un déséquilibre discret.
Le bon ordre, c’est observation, correction de l’humidité, réduction des cachettes, puis traitement ciblé si besoin. Le reste ressemble souvent à de l’agitation.
Méthodes naturelles, pièges, insecticides : que choisir et quoi éviter
Toutes les solutions ne se valent pas, et certaines agissent surtout sur le symptôme. L’idée est de choisir selon l’usage réel dans la maison, pas selon la promesse la plus bruyante.
Les méthodes naturelles qui ont du sens
Le traitement naturel le plus utile reste souvent l’assèchement. Aérer, ventiler, utiliser un déshumidificateur, sécher les zones critiques et maintenir les pièces à l’abri de la condensation, voilà ce qui pèse vraiment sur leur présence.
Le ménage ciblé aide aussi. Aspirez les coins, retirez les amas de cartons, nettoyez les dessous d’éviers et les zones derrière les appareils. Si vous coupez les abris et les proies, vous cassez la logique d’installation.
Un autre geste simple consiste à colmater les fissures et les petits interstices. Ce n’est pas spectaculaire, mais ça ferme les voies d’entrée et les couloirs de circulation. Les scutigères adorent les passages qu’on ne regarde jamais.
Pièges et insecticides : utile ou pas ?
Les pièges à insectes peuvent aider à repérer les zones de passage. Ils servent de point d’observation, parfois de capture, mais ils ne résolvent pas un problème d’humidité ou de proies. C’est un outil de suivi, pas une solution complète.
L’insecticide centipède peut être envisagé en traitement ciblé sur une zone précise, si la situation l’exige. Mais il doit rester secondaire, parce qu’il ne corrige pas l’environnement favorable et peut être décevant sur le long terme.
Si vous cherchez à se débarrasser des centipèdes durablement, le produit seul n’est pas la bonne réponse. La cause doit être traitée à côté, sinon les apparitions reprennent. C’est un peu comme éponger une fuite sans refermer le robinet.
Ce qu’il vaut mieux éviter
Évitez les pulvérisations généralisées dans toute la maison. Vous augmentez les produits sans forcément atteindre l’origine du problème. Et vous traitez parfois un animal utile pour la maison, au passage.
Évitez aussi les remèdes improvisés qui promettent tout et ne règlent rien. Une pièce sèche, moins encombrée et mieux ventilée fait souvent plus qu’un long mélange de recettes dispersées. Le terrain, toujours le terrain.
Comment empêcher leur retour durablement
Une fois l’apparition ponctuelle gérée, la vraie question devient la prévention. Là, il faut organiser la maison comme un ensemble de petites zones à surveiller : air, eau, accès, rangement.
La liste de vérification de la maison : air, eau, accès, rangement
Pour l’air, pensez aération et ventilation. Ouvrez régulièrement, vérifiez les bouches d’extraction, et évitez les pièces saturées d’humidité après la douche ou la lessive. Une salle de bain qui sèche vite est déjà moins accueillante.
Pour l’eau, cherchez la moindre source de sol humide : fuite, condensation, siphon, joint abîmé, remontée locale dans une cave. Tant qu’une zone reste mouillée, elle continuera d’attirer les petites proies, puis les scutigères.
Pour les accès, regardez les fissures et interstices autour des plinthes, des tuyaux, des seuils et des menuiseries. Pour le rangement, décollez les meubles des murs, sortez les cartons des zones humides, et libérez le passage de l’air.
Ce qui change vraiment dans le temps
La baisse des apparitions n’est pas forcément immédiate. Il faut parfois plusieurs jours, parfois quelques semaines, selon l’humidité et la quantité de cachettes. On voit souvent un logement s’améliorer par étapes, pas d’un coup.
Gardez un œil sur les mêmes points de contrôle. Si la salle de bain se stabilise mais que la cave reste humide, le problème se déplace seulement, il ne disparaît pas.
Quand leur présence révèle un autre problème d’insectes à traiter en priorité
Parfois, la scutigère n’est pas le sujet principal. Elle est le panneau d’alerte qui signale la présence d’autres petites bêtes, ou d’un environnement qui les favorise.
Le centipède comme indicateur d’un problème caché
Si vous voyez régulièrement des poissons d’argent, des fourmis, des petits cafards ou des araignées, la scutigère a toutes les raisons de rester. Elle suit la nourriture, pas l’inverse. Sa présence visible peut donc masquer une autre population plus discrète.
Dans une cuisine ou une salle de bain, ce signal mérite de vérifier les joints, les zones humides et les espaces derrière les meubles. Dans une cave ou un sous-sol, il faut aussi regarder le stockage et la circulation d’air.
Le bon réflexe consiste à se demander : quel nuisible attire le prédateur ? C’est souvent là que la vraie cible apparaît. Et quand vous ciblez la cause, le centipède domestique devient beaucoup moins fréquent.
Quand le problème dépasse le simple bricolage domestique
Si vous observez plusieurs types d’insectes en même temps, ou si les apparitions se répètent malgré vos corrections, le terrain est peut-être plus large que prévu. Humidité structurelle, fuite cachée, ventilation insuffisante, stockage inadapté, tout cela peut se cumuler.
Dans ce cas, traitez l’enchaînement, pas seulement l’individu. Une maison qui retient l’eau et multiplie les cachettes finit toujours par attirer du monde. Ce n’est pas spectaculaire, mais c’est très cohérent.
Faire soi-même ou appeler un professionnel : le bon seuil de décision
Il existe un moment où le bon sens suffit, et un autre où il faut lever le nez pour regarder le bâtiment, pas seulement la pièce. Le seuil dépend du volume d’apparitions, de l’humidité, et des autres nuisibles associés.
Le cas où vous pouvez gérer vous-même
Si vous voyez un ou deux mille-pattes domestiques de temps en temps, dans une zone précise, vous pouvez généralement agir seul. Capture, nettoyage ciblé, ventilation, déplacement des meubles, contrôle des joints, et le problème peut déjà reculer.
C’est aussi le cas si le logement est sain mais qu’une pièce a simplement besoin d’un ajustement local. Une salle de bain mal aérée, une cave encombrée ou une cuisine avec un dessous d’évier humide se corrigent souvent avec des mesures concrètes.
Le bon test est simple : avez-vous identifié une cause ? Si oui, vous pouvez la traiter. Si non, il vaut mieux ne pas se contenter de chasser l’animal.
Le moment où un regard extérieur devient utile
Si le problème revient malgré vos actions, ou si vous constatez plusieurs zones touchées, l’angle change. Une humidité persistante, des fissures nombreuses, des passages récurrents ou la présence d’autres nuisibles méritent un diagnostic plus large.
C’est aussi vrai si le logement comporte une cave complexe, un vide sanitaire, ou des zones techniques difficiles à inspecter. À ce niveau, on n’est plus seulement sur comment se débarrasser des mille-pattes, mais sur comment comprendre la mécanique du bâtiment.
Un professionnel peut alors aider à identifier le point d’entrée, la source d’humidité, ou le foyer d’autres insectes. Pas pour faire joli. Pour éviter de traiter un symptôme pendant que la cause continue son travail.

Passer à l’action sans se tromper de combat
Au fond, le mille patte maison n’est pas le vrai sujet tant qu’il reste isolé. Le bon ordre, c’est d’identifier l’animal, de localiser la pièce, de chercher l’humidité et les cachettes, puis de réduire les petites proies qui l’attirent. Si les apparitions persistent, le logement vous dit qu’un autre problème mérite votre attention. Une fois cette logique en tête, on traite plus vite, et surtout plus juste.
Foire aux questions
Pourquoi trouve-t-on un mille patte maison dans la salle de bain ou la cave ?
La présence d’un mille patte maison indique souvent un lieu humide, sombre et peu ventilé. Ces zones attirent aussi de petites proies dont il se nourrit, ce qui explique ses passages réguliers près des tuyaux, des joints ou des plinthes.
Comment savoir s’il s’agit d’une simple apparition ou d’une vraie infestation ?
Un individu isolé n’a pas la même signification que plusieurs observations sur quelques jours. Quand les apparitions se répètent dans plusieurs pièces, cela pointe plutôt vers un environnement favorable, avec humidité, cachettes et nourriture disponibles.
Où chercher si l’on suspecte un nid de mille-pattes dans la maison ?
Il n’y a pas de nid structuré au sens classique, mais plutôt des micro-cachettes. Inspectez les fissures, les dessous de meubles, les zones derrière les appareils, les plinthes et les endroits proches d’une fuite ou d’une condensation persistante.
Qu’est-ce qui attire vraiment les mille-pattes à l’intérieur ?
L’humidité reste le premier facteur, mais elle agit rarement seule. Les mille-pattes maison suivent aussi les petits insectes qu’ils chassent, notamment dans les pièces où l’air circule mal et où les recoins sont nombreux.
Comment limiter leur retour sans multiplier les insecticides ?
Agir sur la cause donne de meilleurs résultats que traiter seulement l’animal visible. Aérez, asséchez les pièces concernées, colmatez les accès et réduisez les cachettes, puis surveillez si les autres insectes disparaissent aussi.