Entrepreneur français signant un dossier administratif avec attestation de non condamnation et documents de création d’entreprise

Attestation de non-condamnation : modèle et erreurs à éviter

26/05/2026
Attestation de non-condamnation : modèle et erreurs à éviter
26/05/2026

L’essentiel à retenir
  • L’attestation de non condamnation est une déclaration sur l’honneur exigée pour l’immatriculation d’une activité.
  • Elle ne remplace pas un casier judiciaire, mais engage personnellement le déclarant sur son absence d’interdiction de gérer.
  • Le document doit être complet, daté, signé et comporter l’identité, la filiation et la fonction du dirigeant.
  • La bonne personne signe selon la forme juridique : gérant, président, entrepreneur individuel ou micro-entrepreneur.
  • Un oubli, une incohérence ou une signature manquante peut bloquer le dossier au guichet unique.

Quand un dossier d’immatriculation est prêt, il manque parfois une seule pièce pour tout bloquer. La déclaration de non-condamnation fait partie de ces documents qu’on remplit vite, mais qui doivent rester impeccables. Vous avez le nom, l’adresse, le statut du dirigeant et un dépôt presque complet ? Ce papier sert alors à cadrer la personne qui porte la demande, sans jargon inutile et sans approximation.

Sommaire :

À quoi sert vraiment cette déclaration lors de l’immatriculation

Cette pièce intervient au moment où le dossier est presque bouclé. On voit souvent un créateur de société ou un entrepreneur individuel découvrir qu’il manque encore cette déclaration juste avant le dépôt.

À quoi sert vraiment cette déclaration lors de l’immatriculation
À quoi sert vraiment cette déclaration lors de l’immatriculation

Le rôle concret dans un dossier d’immatriculation

La déclaration de non-condamnation est une déclaration sur l’honneur par laquelle le déclarant affirme n’avoir fait l’objet d’aucune condamnation pénale, sanction civile ou administrative qui l’empêche de gérer, administrer ou diriger une activité. C’est une pièce de conformité, pas un exercice de style.

Vous achetez un local, vous signez un compromis, puis la banque demande une dernière pièce ? La logique est proche. L’administration veut vérifier que la personne qui prend la tête de l’activité n’est pas frappée d’une interdiction de gérer.

Définition
Un document administratif sert à produire une information attendue par l’administration. Une déclaration sur l’honneur repose sur votre signature et votre responsabilité personnelle. Un justificatif officiel, lui, émane d’une autorité ou d’un organisme et atteste un fait par une preuve externe.

Ce que l’administration attend vraiment

Le formulaire n’a pas besoin d’être sophistiqué. Il doit surtout être complet, daté et signé, avec les mentions qui permettent d’identifier le déclarant sans ambiguïté. Le fond prime sur la mise en page.

Le point clé, c’est que vous engagez votre responsabilité personnelle. Si la déclaration est fausse, la suite peut vite devenir sérieuse, même si aucun bulletin n’est joint dans le dossier.

Un document sur l’honneur, pas un extrait de casier

La confusion vient souvent de là. Beaucoup pensent qu’on leur demande le casier judiciaire, alors qu’on leur demande d’abord une affirmation écrite et signée.

Un document sur l’honneur, pas un extrait de casier
Un document sur l’honneur, pas un extrait de casier

Ce que couvre la déclaration et ce qu’elle ne remplace pas

La déclaration de non-condamnation ne remplace pas un extrait de casier judiciaire, ni un contrôle plus large si une autre procédure l’exige. Elle sert à déclarer que vous n’avez fait l’objet d’aucune condamnation ou sanction incompatible avec la gestion d’une entreprise.

En pratique, l’administration ne vous demande pas systématiquement de joindre le bulletin n°3 du casier judiciaire. Elle attend une déclaration sur l’honneur, sauf cas particulier où une pièce complémentaire est réclamée dans un autre cadre.

Le saviez-vous ? Une déclaration signée n’est pas un simple papier “pour faire joli”. Elle vaut engagement personnel, et c’est précisément ce qui lui donne sa portée administrative.

L’interdiction de gérer, en termes simples

L’interdiction de gérer est une sanction qui empêche une personne de diriger, administrer ou contrôler une entreprise, parfois pour une durée déterminée. On la rencontre après certaines fautes de gestion, certaines condamnations pénales ou des sanctions civiles ou administratives.

Autrement dit, si cette interdiction existe, vous ne pouvez pas signer cette déclaration comme si de rien n’était. Le document sert à affirmer que vous êtes apte à exercer une fonction de dirigeant, pas à la contourner.

Pourquoi le guichet unique la demande pour le RCS et le RNE

Le document sert de pièce de contrôle dans le parcours d’immatriculation. Sans lui, le dossier peut rester incomplet, et c’est souvent là que tout ralentit.

Pourquoi le guichet unique la demande pour le RCS et le RNE
Pourquoi le guichet unique la demande pour le RCS et le RNE

Le lien avec le registre du commerce et des sociétés

Lors d’une création d’activité commerciale, la déclaration alimente le dossier transmis pour l’immatriculation au registre du commerce et des sociétés (RCS). Elle vient confirmer que la personne qui prend la direction de l’activité peut légalement exercer cette fonction.

Le même raisonnement s’applique au registre national des entreprises (RNE), qui centralise les formalités. Si la pièce manque, le dossier peut être mis en attente ou rejeté, ce qui décale la création effective.

Le rôle du guichet unique

Depuis le passage par le guichet unique, les formalités sont déposées au même endroit, puis orientées vers le bon registre. C’est pratique, mais cela veut aussi dire qu’un dossier incomplet se voit plus vite.

On voit souvent le même scénario : les statuts sont prêts, la pièce d’identité est jointe, mais la déclaration de non-condamnation manque. Résultat, la validation prend du retard, parfois au pire moment, juste avant l’ouverture du compte professionnel ou le lancement commercial.

L’immatriculation ne résume pas toutes les obligations du dirigeant : si l’activité dépend d’un local, la résiliation d’un bail commercial obéit elle aussi à une procédure encadrée.

Gérant, président, micro-entrepreneur : qui doit la signer ?

La bonne personne ne signe pas toujours de la même façon selon la forme juridique. Vous êtes dirigeant de société, entrepreneur individuel ou micro-entrepreneur ? La réponse change un peu.

Les cas les plus fréquents selon la forme juridique

Dans une SARL, c’est en général le gérant qui signe. Dans une SAS, c’est le président ou le dirigeant désigné qui complète la déclaration. Pour une entreprise individuelle ou une micro-entreprise, c’est l’exploitant lui-même, dès lors qu’il exerce une activité commerciale concernée par l’immatriculation.

La société, en tant que personne morale, ne signe pas à votre place. C’est la personne physique qui déclare, car c’est elle qui est regardée par l’administration sur la question des condamnations ou de l’interdiction de gérer.

Forme juridiquePersonne qui signePoint de vigilance
SARLGérantVérifier la fonction exacte indiquée dans les statuts
SASPrésidentMême si plusieurs organes existent, signer le dirigeant concerné
Entreprise individuelleEntrepreneur individuelCohérence avec le nom du déclarant
Micro-entrepriseAuto-entrepreneurMême logique que l’entreprise individuelle
Société avec dirigeant déléguéDirigeant concernéNe pas confondre mandataire et représentant légal

Le bon réflexe avant de signer

Vous vous demandez peut-être si un associé peut signer à la place du gérant ? En principe, non. Le document doit être signé par la personne qui prend réellement la fonction de gestion, d’administration ou de direction visée par le dossier.

Si plusieurs dirigeants existent, il faut regarder qui est déclaré dans la formalité. C’est ce nom-là qui doit apparaître dans l’attestation de non-condamnation, sans mélange entre mandat, fonction interne et représentation légale.

Comment rédiger une attestation de non-condamnation conforme

Le support compte moins que le contenu. Une feuille blanche, un modèle d’attestation de non-condamnation ou un formulaire issu du greffe peut convenir si les mentions obligatoires sont bien là.

La formule à reprendre pour rester dans le cadre du Code de commerce

La référence utile est claire : conformément à l’article A.123-51 du Code de commerce. La formule doit exprimer que vous déclarez n’avoir fait l’objet d’aucune condamnation pénale, sanction civile ou administrative vous interdisant de gérer, administrer ou diriger une personne morale, ni d’exercer une activité commerciale.

Inutile de faire long. Le but est de rester fidèle au fond avec une phrase lisible, qui reprend la logique attendue par le Code de commerce. Une formulation trop littéraire peut sembler plus soignée, mais elle devient parfois moins utile administrativement.

Astuce
Gardez un modèle de lettre personnel avec vos variables fixes : identité, adresse, fonction, société et date. Vous gagnez du temps au prochain dépôt, et vous évitez les oublis de dernière minute.

Identité et filiation : les mentions qui font souvent trébucher

Les mentions d’identité doivent être nettes : nom, prénom, date de naissance, lieu de naissance et adresse. Ce sont les bases, et elles doivent correspondre aux autres pièces du dossier.

La filiation est souvent ajoutée dans la même attestation de non-condamnation et filiation. On demande alors le nom et prénom du père, ainsi que le nom de jeune fille et prénom de la mère selon la présentation attendue par l’administration. Un prénom manquant ou un nom de naissance confondu avec un nom d’usage, et le dossier peut tiquer.

Date, lieu, signature : les détails qui évitent un rejet

La fin du document compte autant que le début. Vous devez indiquer le lieu, la date de signature et une signature manuscrite ou électronique si la plateforme l’admet.

Le piège classique, c’est le document propre mais incomplet. Honnêtement, c’est souvent là que le dossier cale : pas sur la qualité du texte, mais sur un détail de forme, une signature oubliée ou une date absente.

Modèle prêt à copier et dépôt sans blocage

Le plus utile, c’est un texte simple que vous pouvez adapter sans relire dix fois la même phrase. Ensuite, il faut le placer au bon endroit dans le parcours de dépôt, au bon format.

Un modèle simple à adapter selon votre situation

Voici un modèle d’attestation de non-condamnation que vous pouvez reprendre tel quel, puis ajuster avec vos informations :

Je soussigné(e) [nom, prénom], né(e) le [date de naissance] à [lieu de naissance], demeurant [adresse complète], déclare sur l’honneur n’avoir fait l’objet d’aucune condamnation pénale, sanction civile ou administrative m’interdisant de gérer, administrer ou diriger une personne morale, ni d’exercer une activité commerciale.

Je déclare également, conformément à l’article A.123-51 du Code de commerce, n’être frappé(e) d’aucune interdiction de gérer.

Filiation : père [nom et prénom], mère [nom de jeune fille et prénom].

Fait à [lieu], le [date]. Signature.

Pour une SAS, remplacez simplement la fonction dans le dossier par président si c’est votre cas. Pour une SARL, gardez gérant. En entreprise individuelle ou en micro-entreprise, la logique reste la même, seule la qualité du déclarant change.

Déposer le document en ligne via le guichet unique

Une fois signé, le document est joint au parcours d’immatriculation sur le guichet unique. Il s’insère avec les autres pièces du dossier, comme la pièce d’identité, les informations d’activité, les statuts si vous créez une société, puis la déclaration signée.

Selon les interfaces, vous verrez des libellés différents : déclaration de non-condamnation, attestation sur l’honneur ou attestation de non-condamnation et filiation. C’est souvent la même logique documentaire, mais l’intitulé varie selon le service et la formalité.

Les erreurs fréquentes qui font repartir le dossier

Les rejets viennent souvent des mêmes causes. La filiation peut manquer, la signature être oubliée, le document ne pas être daté, ou le scan être illisible.

L’identité peut aussi différer entre la déclaration et la pièce d’identité. Une formulation trop vague, sans mention claire de non-condamnation, suffit parfois à faire repartir le dossier. Le problème n’est pas seulement le retard : un dossier renvoyé peut décaler l’immatriculation, la réception du numéro d’identification et parfois l’ouverture du compte professionnel ou le démarrage d’une activité commerciale.

Après le dépôt, la même vigilance documentaire reste utile pour les autres actes de gestion, notamment la procédure de résiliation du bail commercial lorsqu’un changement de local se prépare.

Déclaration, filiation, bulletin n°3 : bien distinguer les pièces

Les mots se ressemblent, mais l’usage n’est pas le même. Et c’est là que beaucoup de dossiers deviennent confus.

Ce que chaque document prouve réellement

La déclaration de non-condamnation prouve votre engagement sur l’honneur. La déclaration de filiation sert à identifier plus finement la personne déclarée. Le bulletin n°3 du casier judiciaire, lui, est une pièce judiciaire distincte qui peut être demandée dans d’autres contextes, mais qui ne remplace pas automatiquement la déclaration.

La filiation peut être intégrée dans le même document. Ce n’est pas un document séparé à chaque fois, mais une information supplémentaire qui aide l’administration à lever les ambiguïtés d’identité.

DocumentCe qu’il apporteRemplace-t-il les autres ?
Déclaration de non-condamnationEngagement sur l’honneurNon
Déclaration de filiationIdentification du déclarantNon
Bulletin n°3Vérification judiciaire éventuelleNon
Bon à savoir
Une déclaration sur l’honneur fausse peut exposer à des conséquences juridiques, même si aucun bulletin n°3 n’a été joint au dossier. Le fait de ne pas fournir le casier ne retire pas la portée de ce que vous signez.

Durée de validité : quand il faut la refaire

La déclaration n’a pas une durée de validité standard affichée comme une carte d’identité. Dans les faits, elle doit surtout être récente et adaptée à la formalité déposée.

Il vaut mieux la refaire dans plusieurs cas : nouvelle immatriculation, changement de dirigeant, dossier retourné après plusieurs semaines ou document daté trop anciennement par rapport au dépôt. Si le contexte a bougé, on repart sur une version propre.

Avant l’envoi, le contrôle rapide qui vous évite un aller-retour

Avant de cliquer sur envoyer, posez le document à côté de votre pièce d’identité et de votre dossier d’immatriculation. Vérifiez ligne par ligne ce qui peut coincer, pas seulement le fond.

Votre contrôle rapide tient en six points : identité complète, filiation, formule conforme, fonction du déclarant, date, lieu et signature. Si tout est cohérent, la déclaration de non-condamnation passe comme une pièce simple, ce qu’elle est censée être.

Au final, ce document bloque surtout quand une mention manque ou qu’un nom diffère d’une pièce à l’autre. Bien cadré dès le départ, il se règle en quelques minutes, et le dossier peut suivre son cours sans retour inutile.

Foire aux questions

Comment obtenir une attestation de non-condamnation pour une immatriculation ?

La plupart du temps, elle se rédige directement sur l’honneur à partir d’un modèle simple, puis elle est signée et jointe au dossier. Pour une immatriculation, le plus souvent, on vous demande surtout un document complet, daté et cohérent avec votre identité et votre fonction.

Qui doit signer l’attestation de non-condamnation dans une société ?

C’est la personne qui exerce réellement la fonction de direction qui la signe, pas la société elle-même. En SARL, il s’agit généralement du gérant ; en SAS, du président ou du dirigeant désigné. Si plusieurs personnes interviennent, il faut suivre celle qui est déclarée dans la formalité.

Quelle est la durée de validité d’une déclaration de non-condamnation ?

Elle n’a pas une durée légale uniforme comme un document d’identité. Dans la pratique, une version récente est attendue pour le dépôt, et un document trop ancien peut être refusé ou redemandé. Si le dossier traîne ou change de contexte, mieux vaut la refaire.

Faut-il mentionner la filiation dans l’attestation de non-condamnation ?

La filiation est souvent demandée pour lever toute ambiguïté sur l’identité du déclarant. Selon les formulaires, on peut vous demander le nom du père et les nom et prénom de la mère, en plus des informations classiques. Sans ces mentions, le dossier peut être mis en attente.

Quelle différence entre une attestation sur l’honneur et un extrait de casier judiciaire ?

L’attestation de non-condamnation est une déclaration signée par la personne concernée, alors que le casier judiciaire est un document officiel émis par l’administration. Dans un dossier d’immatriculation, c’est généralement la déclaration sur l’honneur qui est demandée, sauf demande spécifique d’une autre pièce.

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Rédigé par
Julien
Je suis Julien, le rédacteur de BoursImmo. J'écris des contenus pratiques et pédagogiques pour accompagner particuliers et professionnels dans leurs projets immobiliers, travaux, maison, jardin et création d'entreprise.

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